• Sculpture

    Sculpture


    La tête posée sur sa poitrine, j'entends les battements de son coeur résonner à mon oreille. Joignant mon souffle au sine, je m'apaise. Dans un élan d'infinie tendresse, il replie son bras sur moi possant avec douceur sa main sur mon sein.Je me sens protégée, rassurée  et me love davantage contre son corps endormi.

    Mon regard se lève sur son visage où ne transparaît que perfection. Son nez fin, ses longs cils, sa bouche sensuelle, son visage lisse resplendissant, font naître en moi une passion contenue pour cet être au charme et au charisme ravageur.

    Alors que je pleurai sur mes illusions perdues, blottie sur mon vieux fauteuil à souvenirs, accrochée à un coussin comme à une bouée, les larmes coulant en silence jusqu'à mes lèvres, il s'approcha de moi. Il s'agenouilla à mes pieds sans mot dire, puis vint s'abreuver aux gouttes d'eau salée. Il prit mon visage entre ses mains puissantes et plongea au fond de mon regard brûlant de fièvre, baisa mes paupières. Doucement il m'entoura de ses bras et me déposa sur le sofa.

    Il prit de l'argile, le modela en commençant à former les contours. Ses mains glissaient sur la terre meuble en tendres caresses, imprimant de ses doigts creux et pleins avec délicatesse suivant son inspiration. Son souffle semplait suspendu comme les longues minutes qui s'écoulaient à son ouvrage. Parfois il me regardait, les yeux emplis d'un amour insondable et ses mains alors devenaient plus habiles, plus fébriles. Là, elles lissaientne hanche.Là, elles s'attardaient sur le galbe d'un sein, effleuraient le dessin des lèvres gourmandes. Son regard semblait habité d'une étrange vénération dans lequel aucune mystification n'existait. Il modelait encore et encore, les mains humides et gluantes, formant la glaise en un corps à corps merveilleux. Il prenait le temps d'en accentuer les détails comme si les heures passées à se mêler à ce corps à naître pouvait être un tribut pour que règne l'amour. La sueur perlait à son front, gouttait sur le nu sensuel exposé aux rayons obliques du soleil couchant. D'un geste lun, il s'essuya le front, me regarda de nouveau, le regard pétillant, un sourire esquissé au coin de ses lèvres, déposa un léger baiser sur les miennes, puis recouvrit d'un linge humide sa sculpture.

    "Viens ma douce, prends ma bouche. On ne sait de quoi demains sera fait.

    -... Je sais que l'on ne sait jamais."


    « Me revoilà...T'en souviens-tu? »

  • Commentaires

    1
    cocotte68
    Mercredi 18 Janvier 2012 à 22:02

    magnifique texte ma belle,  ça donne des idées ... lol 

    là je te retrouve et surtout je crois que j'ai retrouvé mon livre de chevet .... 

    bonne soirée et douce nuit ma poulette 

    gros bizoux 

    et merci d'être revenue 

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