• Face à l'océan

     

    A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi... Sur ton banc, face à l'océan qui dénouera nos fils d'argent rien que pour voir voler nos cheveux dénoués. Le chapeau se perdra à tire d'ailes vers l'écume souveraine. Les livres feuillèteront seuls les pages que nous auront pu écrire. Là, sur ce banc, nos cheveux en bataille, nos lunettes de guingois, nous rirons encore aux éclats comme d'éternelles adolescentes car en notre coeur nous le serons toujours.
    Là, sur ce banc, nous nous raconterons nos histoires et d'autres encore qui ont su nous faire grandir, vivre, combattre jusqu'à la lisière de notre vie. Là, sur notre banc, le regard perdu sur la ligne d'horizon, nous rêverons encore à de nombreux galions pour une escale éphémère.

    Là, sur ce banc, bercées par les embruns, nous hésiterons à nous quitter car on ne sait jamais de quoi demain est fait.

    Là, sur ce banc, nous nous reconnaîtrons...

    T'en souviens-tu?

     


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  • Sculpture


    La tête posée sur sa poitrine, j'entends les battements de son coeur résonner à mon oreille. Joignant mon souffle au sine, je m'apaise. Dans un élan d'infinie tendresse, il replie son bras sur moi possant avec douceur sa main sur mon sein.Je me sens protégée, rassurée  et me love davantage contre son corps endormi.

    Mon regard se lève sur son visage où ne transparaît que perfection. Son nez fin, ses longs cils, sa bouche sensuelle, son visage lisse resplendissant, font naître en moi une passion contenue pour cet être au charme et au charisme ravageur.

    Alors que je pleurai sur mes illusions perdues, blottie sur mon vieux fauteuil à souvenirs, accrochée à un coussin comme à une bouée, les larmes coulant en silence jusqu'à mes lèvres, il s'approcha de moi. Il s'agenouilla à mes pieds sans mot dire, puis vint s'abreuver aux gouttes d'eau salée. Il prit mon visage entre ses mains puissantes et plongea au fond de mon regard brûlant de fièvre, baisa mes paupières. Doucement il m'entoura de ses bras et me déposa sur le sofa.

    Il prit de l'argile, le modela en commençant à former les contours. Ses mains glissaient sur la terre meuble en tendres caresses, imprimant de ses doigts creux et pleins avec délicatesse suivant son inspiration. Son souffle semplait suspendu comme les longues minutes qui s'écoulaient à son ouvrage. Parfois il me regardait, les yeux emplis d'un amour insondable et ses mains alors devenaient plus habiles, plus fébriles. Là, elles lissaientne hanche.Là, elles s'attardaient sur le galbe d'un sein, effleuraient le dessin des lèvres gourmandes. Son regard semblait habité d'une étrange vénération dans lequel aucune mystification n'existait. Il modelait encore et encore, les mains humides et gluantes, formant la glaise en un corps à corps merveilleux. Il prenait le temps d'en accentuer les détails comme si les heures passées à se mêler à ce corps à naître pouvait être un tribut pour que règne l'amour. La sueur perlait à son front, gouttait sur le nu sensuel exposé aux rayons obliques du soleil couchant. D'un geste lun, il s'essuya le front, me regarda de nouveau, le regard pétillant, un sourire esquissé au coin de ses lèvres, déposa un léger baiser sur les miennes, puis recouvrit d'un linge humide sa sculpture.

    "Viens ma douce, prends ma bouche. On ne sait de quoi demains sera fait.

    -... Je sais que l'on ne sait jamais."



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  • Les fêtes sont passées... Enfin !!! Quand bien même cela fait toujours plaisir de recevoir famille et amis en fin d'année, il n'en demeure pas moins que pour une casanière comme moi cela demande un effort. Ne vous méprenez pas, les personnes que je reçois en mon humble demeure sont toujours accueillis avec coeur et générosité. Cependant, cela, quand bien même je me prépare et me conditionne à l'avance, je suis toujours sur le qui-vive. Je crains toujours qu'un grain de sable ne vienne se glisser dans la "mécanique" mise en place. De plus, étant quelque peu maniaque et de surcroît mélancolique, j'apréhende toujours d'avoir du monde.

    Le plus dur est passé à présent et le père noël n'a pas failli comme à son habitude. La distribution des cadeaux comme des voeux, personnalisée à souhait (cela va sans dire) a resserré les liens...

    Dans les prochaines pages j'essaierai de vous faire connaître un peu de mon univers...

    Je vous dis donc à bientôt et vous remercie de votre indulgence.

    Me revoilà...


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